La gouverneur d’Anvers veut restreindre l’accès des illégaux aux bibliothèques

La gouverneur de la province anversoise, Cathy Berx (CD&V), a demandé à la ville d’Anvers de modifier le règlement des bibliothèques publiques afin d’en restreindre l’accès aux personnes en séjour illégal. Elle a pris cette initiative à la suite d’une plainte déposée par le Vlaams Belang, parti conservateur, nationaliste, séparatiste et xénophobe.

Le chef de groupe du parti d’extrême-droite au Parlement flamand, Filip Dewinter, avait déposé plainte auprès de la gouverneur contre l’article 3 du règlement, qui stipule qu’une personne sans papier peut s’inscrire dans une bibliothèque moyennant présentation d’un document administratif où figure son domicile.

Pour le Vlaams Belang, il est inacceptable que les agents des bibliothèques concernées inscrivent des illégaux sans prévenir le parquet ou la police de leur présence sur le sol belge.

Dans sa réponse, Mme Berx a fait savoir que l’article 3 du règlement n’est pas valable pour les personnes séjournant illégalement en Belgique. Elle propose dès lors de préciser le texte afin de les exclure explicitement.

Elle précise toutefois que les personnes dont la procédure de régularisation est en cours doivent pouvoir bénéficier des services des bibliothèques, de même que les enfants mineurs de personnes en séjour illégal accueillis dans les écoles anversoises.

Il y a quand même des jours où l’on est pas très fier d’être Belge…

Sources :

  • Texte : Cet article a été repris du site Lalibre.be (4 août 2010) et n’a que très légèrement été modifié.
  • Photo : www.leprogres.fr

Élections 2010 : Alors, on vote !

Ce 13 juin 2010, on vote en Belgique. Chaque vote compte !

Op 13 juni 2010 wordt er in België gestemd. Elke stem telt !

Et conformément à la plus pure tradition surréaliste de notre pays, il ne faut pas oublier les petits partis, les visages moins connus, comme M. Timothée Sticule lors de la campagne régionale de juin 2009… 😉

Tintin au Congo dans les bibliothèques publiques

Il y a presque trois ans, Bienvenu Mbutu Mondondo, Congolais résidant en Belgique, intenta une action en justice contre la société Moulinsart en raison du caractère « raciste et xénophobe » de l’album Tintin au Congo. L’affaire fit alors grand bruit en Belgique. Elle se propagea en France et revint sur le devant de l’actualité belge fin 2009, avec quelques sursauts au printemps 2010.

Sur cette affaire, on a déjà beaucoup écrit et échangé sur des forums et blogs. On pourra notamment lire avec attention l’interview que Bienvenu Mbutu Mondondo accorda en août 2007 au journaliste Didier Pasamonik ainsi les différents articles qui traitent de cette affaire dans le dossier Hergé d’ActuaBD.com.

J’ai commencé à m’intéresser au sujet il y a trois mois. Pour me faire une idée plus fine de la problématique, j’ai accumulé la lecture de plusieurs dizaines d’articles de presse. Bien mal m’en a pris! Plus je lisais, moins je comprenais de quoi il était réellement question. Raccourcis dangereux, erreurs grossières et interprétations abusives ne manquaient pas. Sans parler du ton et du contenu de commentaires laissés sur des blogs ou des forums. Diable, à la lecture de certains, on jugerait que si nous étions quatre siècles en arrière Bienvenu Mbutu Mondondo aurait été brûlé comme hérétique… Et pour cause, comme l’écrivait D. Pasamonik, « cette atteinte au mythe de la Belgique conquérante, unitaire et principalement francophone est ressentie comme un camouflet cinglant » par beaucoup.

Un élément manquait systématiquement : quelle était la position de Bienvenu Mbutu Mondondo par rapport à la présence de l’album Tintin au Congo dans les bibliothèques publiques? (J’avais toujours en mémoire cette décision de la Brooklyn Public Library qui déplaça en 2007 l’album de Hergé de la zone publique à une réserve genre coffre-fort.) J’ai alors décidé de le contacter et de lui demander directement. L’homme a le verbe fougueux et un franc-parler haut en couleur.

On pourrait débattre des lustres de l’intérêt et de l’utilité de cette action en justice. Je dirais simplement qu’indépendamment de l’issue du procès, la démarche permettra sans doute de clarifier les choses, la polémique sur Tintin au Congo ressurgissant de toute façon à intervalle régulier.

————————————

En juillet 2007, vous avez intenté une action en justice à l’encontre de la société Moulinsart. Votre action porte sur l’édition et la vente de l’album Tintin au Congo que vous jugez raciste et xénophobe. Pourriez-vous résumer l’historique de cette démarche et les raisons qui vous ont amené à poser cet acte ?

Bienvenu Mbutu Mondondo : Il se fait qu’en Angleterre, la Commission for Racial Equality (CRE) a déclaré le 12 juillet 2007, suite à la plainte d’un citoyen anglais de race blanche, que cette bande dessinée était inappropriée pour des enfants car elle contient des éléments qui peuvent choquer le jeune public (1). Cette personne avait été motivée dans sa démarche par le fait que ses enfants sont métis, nés d’un mariage avec une Anglaise d’origine ghanéenne.

J’ai appris la nouvelle avec beaucoup de surprise. Lorsque j’étais jeune, en RDC, j’avais lu cette BD mais pas avec le même regard qu’aujourd’hui. L’expérience de la vie au quotidien, les injustices pour accéder au marché de l’emploi, pour avoir un appartement, etc. m’ont fait prendre conscience de ce que c’est que le racisme. Le racisme est une réalité qu’il faut combattre. Et la meilleure façon de le combattre, c’est la sensibilisation des plus jeunes !

Dans un article du Vif/L’Express, j’ai aussi appris que la société Moulinsart acceptait la position de la CRE et des librairies anglaises. Ces dernières avaient décidé de déplacer la BD du rayon jeunesse vers le rayon adultes. En plus, il y avait apposition d’un bandeau d’avertissement dans le but d’attirer l’attention du lecteur, expliquant le contexte dans lequel le livre avait été rédigé.

Le 13 juillet 2007, j’ai téléphoné à la société Moulinsart pour savoir qu’elle était leur position par rapport aux lecteurs francophones, ils m’ont raccroché au nez en me disant que je n’étais pas concerné par cette bande dessinée et qu’il ne fallait plus que je rappelle pour de telles bêtises. Le lendemain, j’ai contacté le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme pour leur expliquer ma préoccupation et voir dans quelle mesure il pouvait m’accompagner afin de faire pression sur Moulinsart, et ce dans le but d’obtenir ici en Belgique une décision similaire à celle du Royaume-Uni. Ils m’ont à leur tour fait comprendre que cette forme de racisme n’était pas leur domaine de préoccupation. Ils traitent plus des discriminations liées à l’embauche et à l’accès au logement. La seule possibilité qu’il me restait fut donc de saisir la justice afin que celle-ci contraigne Moulinsart à apposer un bandeau d’avertissement et l’insertion d’un texte explicatif, comme avec la version anglaise.

Où l’affaire en est-elle désormais ?

BMM : Depuis 3 ans, rien n’a bougé ! J’ai alors décidé de passer à la vitesse supérieure et ai introduit une demande afin de pouvoir saisir le tribunal de référé de Bruxelles pour demander cette fois-ci l’interdiction complète de la vente et le retrait du commerce des albums de Tintin au Congo. Le tribunal statuera sur cette demande ce lundi 31 mai.

Par ailleurs, Casterman et Moulinsart se servent de moyens dilatoires et exigent que, en tant qu’étranger, je verse une caution de 15.000 EUR. Leur demande se base sur l’article 851 du Code judiciaire belge qui stipule que les demandeurs étranger sont tenus, si le défendeur belge le requiert, de fournir une caution visant à payer les frais et dommages-intérêts qui résultent d’un procès. L’article 851 génère donc une discrimination entre, d’une part, les Belges (et les étrangers ressortissants d’États avec lesquels la Belgique est liée par des conventions) et les autres étrangers, d’autre part.

Quelle est votre position par rapport à la présence des exemplaires de Tintin au Congo dans les bibliothèques publiques belges ? Demanderiez-vous aussi un retrait ou l’insertion d’un avertissement suffirait-elle ?

BMM : Pour les bibliothèques publiques, ma position est la même. Pour les exemplaires de Tintin au Congo déjà présents en bibliothèque, je souhaite l’adjonction d’un avertissement. Il ne faut plus que la version actuelle de cette bande dessinée soit accessible telle quelle. Les enfants ne savent pas ce que fut la colonisation, il faut les y sensibiliser. Munie d’un avertissement, cette BD pourrait aider à expliquer la colonisation aux jeunes générations. J’y vois une vertu pédagogique ! La version actuelle, sans avertissement additionnel, ne doit plus être accessible au grand public. Et cela pas seulement en Belgique, mais partout dans le monde. L’objectif de cette démarche n’est pas tant de priver les Belges et les Congolais d’une œuvre artistique, mais d’éviter la falsification de l’histoire entre Belges et Congolais. Et l’intérêt pour les jeunes Congolais de Belgique d’aujourd’hui est aussi de connaître leur histoire : leurs ancêtres ne sont pas les Romains ! Enfin, n’oublions pas non plus que ce livre est un véritable appel à la haine en 1930…

…Un « appel à la haine » ? Vous n’y allez pas un peu fort ?

BMM : Je ne pense pas. L’Abbé Norbert Wallez, qui dirigea le quotidien Le Vingtième Siècle dont le supplément pour la jeunesse Le Petit Vingtième publia les premières aventures de Tintin, n’avait pas seulement l’intention d’informer les gens de ce qui se passait dans la colonie, mais de les pousser à devenir de véritables colons. Or, nous savons tous que la colonisation est un crime contre l’humanité avec ces horribles crimes commis dans un seul but économique. Un autre objectif est le devoir de mémoire pour nous, les Congolais. Personne n’a le droit de nous dire, à nous Congolais,  comment nous devons considérer ce livre et la colonisation pour laquelle il a servi d’instrument de propagande. Hergé lui-même n’avait jamais eu envie de faire cette bande dessinée, on lui a imposé Tintin au Congo.  Au passage, je vous signale qu’après ce procès au civil, l’Église catholique viendra à son tour devant le tribunal correctionnel pour se justifier de cette incitation à la haine. On ne peut d’ailleurs pas comprendre que la Bible, le Livre Saint, prône l’égalité entre les enfants de Dieu (Noirs ou Blancs) et que l’Église prêche l’infériorité des Noirs par rapport aux Blancs. Ils doivent s’expliquer maintenant. Fini les blagues !

Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) s’est associé à votre action en justice. Dans un récent débat sur France Inter entre Patrick Lozès, président du CRAN, et Didier Pasamonik, journaliste et éditeur du site d’information sur la bande dessinée ActuaBD.com, Patrick Lozès a donné son avis sur l’affaire. Il n’est pas aussi radical que vous, un avertissement lui paraît suffisant.

BMM : Le CRAN s’est en effet associé à mon action en justice sur le sol belge. J’avais été très surpris de constater que le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme ne pouvait pas m’aider dans cette affaire. Je veux y remédier et aider au développement d’une association représentant les minorités noires et luttant contre le racisme, comme le CRAN le fait en France.

Mais le CRAN et moi-même sommes sur la même longueur d’onde. Ce que je demande tout d’abord, c’est que Moulinsart accepte d’écouter, accepte la discussion et l’insertion d’un avertissement. C’est parce qu’ils ont refusé tout dialogue que j’ai par la suite demandé le retrait de la vente de Tintin au Congo. Le texte d’avertissement ne doit pas être très long, une page suffit amplement. Et ce n’est ni à moi ni à Moulinsart de le rédiger. Je plaide pour la mise en place d’une commission mixte, composée de chercheurs et professeurs d’université belges et congolais (nous n’en manquons pas !) qui écrirait ce texte recadrant l’album dans son contexte historique et culturel.

————————————

(1) Ban ‘racist’ Tintin book, says CRE (Telegraph, 12 juillet 2007)

————————————

Dans une interview donnée ce 26 mai 2010 sur le plateau de l’émission Sans Détours (Télé Bruxelles), Henri Mova Sarkinyi, ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Benelux et de l’Union Européenne, livre son sentiment sur Tintin au Congo et l’affaire. En gros, il ne dit pas autre chose que Bienvenu Mbutu Mondondo (mais en plus feutré).

Enfin, on trouvera dans le billet Héctor Germán Oesterheld’s and Carlos Roume’s Nahuel Barros’ Last Story – Coda du critique portugais Domingos Isabelinho d’autres exemples de propagande coloniale dans la bande dessinée.

Dossier Censure & bibliothèques publiques

Un intéressant dossier sur la censure et les bibliothèques publiques a été publié dans le numéro de mai-juin 2009 du périodique Lectures : la revue des bibliothèques (2009, no 161, p. 17-92). Lectures est une revue bimestrielle consacrée à l’actualité professionnelle des bibliothèques et éditée par le Centre de Lecture publique de la Communauté française de Belgique (C.L.P.C.F.). Le dossier Censure & bibliothèques publiques est gratuitement téléchargeable sur le site du C.L.P.C.F. :

Introduction

  • Censure et biblio-diversité, même combat ? (par Florence Richter)

1) Généralités

2) Censure et société : penser autrement ?

  • Droits de l’homme : les dangers de l’auto-censure (par François Ost)
  • Faut-il censurer l’irrationnel ? (par Françoise Bonardel)
  • Décroissance contre capitalisme (par Vincent Cheynet)
  • Portrait d’auteur : Pascal Durand, le pouvoir des mots, les mots au pouvoir (par Jean Sloover)
  • Pics ensoleillés et vallées d’ombre de l’information (par Marc Sinnaeve)
  • Le langage politiquement correct : diplomatie ou censure (par Georges Lebouc)

3) Censure et bibliothèques

  • Censure et politique d’acquisition (par Bertrand Calenge)
  • Les métiers de la documentation et l’illusion de neutralité (par Sonia Combe)
  • Anastasie contre le créationnisme (1-0) (par Viviane Flament)
  • Le contrôle de contenus sur Internet : protection de la jeunesse ou prétexte à la censure ? (par Alexandre Lemaire)
  • « Code de déontologie du bibliothécaire » de l’ABF

4) En Communauté française

  • La censure : expériences en province de Liège (par Gérard Maquet, Suzanne Bagoly et Solange Julien)
  • Censure en bibliothèque publique : anecdotique, diabolisée ou profonde ? (par Françoise Dury)
  • FIBBC : comment allier ouverture d’esprit et convictions ? (par Gérard Durieux)
  • Bibliothécaires de jeunesse : censeur ou découvreur ? (par Françoise Vanesse, Luc Battieuw et Chantal Stanescu)

Plaidoyer pour plus de bibliothécaires pleurnichards

Le point est encore régulièrement abordé dans la presse et les médias américains. On ne compte plus les articles de revues scientifiques, chapitres de livres ou ouvrages qui l’abordent. Nos collègues outre Atlantique le détestent, le haïssent, le maudissent, l’abhorrent, l’abominent et l’exècrent, il est devenu leur bête noire. Le PATRIOT Act les hante et menace toujours ! Une intéressante lettre, pleine d’humour et de sincérité, de Norm Schiller, président du conseil du Mississippi Valley Library District, et publiée dans Suburban Journals nous le démontre une fois encore : Librarians help protect readers’ privacy (17 février 2010).

Dans sa lettre, l’auteur notamment :

  • ironise sur la rapidité avec laquelle le Congrès a voté cette loi liberticide :
    « Days after 9/11, Congress created the Patriot Act […]. This same Congress that takes years to name a highway or a bridge. »
  • résume avec beaucoup de justesse toute la problématique des National Security Letters (NSL) :
    « These are used to demand readers’ records, e-mails, circulation records and Internet searches. Using the NSLs, there are no search warrants and no reviews by judges. Agents show up and demand patron records, and that’s that. If the clerk on duty tells anyone, even the library director or me, the president of the board, the employee will be imprisoned without a trial« .
    Les NSL sont pourtant en parfaite opposition au Quatrième Amendement qui stipule que les arrestations et perquisitions ne peuvent avoir lieu sans mandat :
    « The right of the people to be secure in their persons, houses, papers, and effects, against unreasonable searches and seizures, shall not be violated, and no Warrants shall issue, but upon probable cause, supported by Oath or affirmation, and particularly describing the place to be searched, and the persons or things to be seized. »
    (« Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir. », traduction tirée de Wikisource)
  • se moque des agents du FBI que la loi­ autorise, par un simple document administratif (les NSL), à exiger des bibliothèques qu’elles leur fournissent des données sur leurs lecteurs :
    « No one, and I mean no one, gets to see what are patrons are reading. No one, especially FBI agents who are too lazy to get a warrant from a judge, has this privilege. To protect our patrons, libraries created software that would purge readers’ records and Internet searches after a week or two.« 
  • jubile, on le devine, à l’idée d’avoir été traité comme tant d’autres de pleurnichard (« crybaby« ) par l’Attorney General John Ashcroft.

Et rappelant toute l’importance que les bibliothécaires américains accordent au respect de la vie privée de leurs Bébé qui pleurelecteurs ainsi qu’à la confidentialité des données personnelles les concernant, Norm Schiller annonce tout de go :

Our staff is trained to protect the patient’s privacy above all. We will not hesitate to dismiss someone who betrays the trust. Reader confidentiality is central to every library’s mission.

En mai 2008, soit un peu plus de six ans et demi après l’adoption par le Congrès du PATRIOT Act, on estimait à 200.000 le nombre de National Security Letters qui avaient été présentées dans les bibliothèques américaines ! Comme le souligne Norm Schiller, cela fait 200.000 bonnes raisons de se sentir concerné…

Alors, quand je pense qu’aux yeux de certains (!) collègues, je passe pour un emmerdeur de première et/ou un parano lorsque je dis qu’il est tout à fait anormal de signaler à l’étudiant Untel que le livre qu’il cherche a en fait déjà été emprunté par la lectrice Trucmuche et qu’il peut, s’il veut, s’arranger librement avec elle, je me dis qu’un petit séjour là-bas ferait le plus grand bien à ces collègues…

Mais la Belgique n’est évidemment (et heureusement) pas les États-Unis. J’ose espérer – et veux croire – que l’immense majorité des bibliothécaires de Belgique francophone sont respectueux de la vie privée de leurs lecteurs. Et quand bien même on atteindrait les 99%, pourrions-nous seulement nous en contenter ? Je ne le pense pas et ne le souhaite en aucun cas.

[image : lescreationsdesosso]