Quand les bibliothécaires doivent revendiquer un rôle démocratique fondamental

Les bibliothécaires et, partant, les bibliothèques publiques « ont pour mission fondamentale d’assurer l’accès à l’information à tous pour favoriser […] la participation informée à la démocratie et à son progrès » (Code d’éthique suisse pour les bibliothécaires et les professionnels de l’information, similaire au Code d’éthique de l’IFLA).

Concrètement, cela signifie que les bibliothécaires revendiquent et assument une responsabilité dans les débats de société, à savoir celle de contribuer à l’information du public, dans le but d’alimenter, de soutenir la réflexion et le débat, fondements de toute démocratie. Ce faisant, ils sont en phase avec leur Code d’éthique, qui s’appuie sur la conviction que « le partage des idées et des informations est fondamental dans une société démocratique » (mêmes références).

Ces principes sont inaliénables. Leur mise en cause par une personne ou une organisation est tout simplement irrecevable et doit être combattue avec véhémence. C’est pourquoi les milieux opposés au mariage pour tous, en France, qui se sont lancés dans une véritable croisade contre les bibliothèques publiques, afin d’en faire retirer tout document qu’ils estiment contraire à la morale (laquelle ?) dont ils s’estiment les garants, sont clairement « hors-la-loi ». La ministre de la Culture et de la Communication a d’ailleurs vu le danger, en réaffirmant son « soutien le plus absolu » aux bibliothécaires.

Toutefois, assumer une responsabilité dans les débats sociétaux implique, de la part des bibliothécaires, un devoir de transparence : si les politiques d’acquisition qui sous-tendent la constitution des collections doivent pouvoir être définies « en dehors de toute pression », comme l’affirme le Code d’éthique suisse, elles doivent également être publiées. En outre, les bibliothécaires sont « strictement tenus à la neutralité et à l’impartialité en matière de collections […]. Ils recherchent donc le meilleur équilibre possible dans la constitution des collections […] »  (mêmes références) : si « J’ai deux Papas qui s’aiment », « Mlle Zazie a-t-elle un zizi ? » ou « La nouvelle robe de Bill » ont par conséquent une place légitime sur les rayons de nos bibliothèques, les idées véhiculées par le mouvement du « Printemps français » doivent également y avoir droit de cité. Pour autant qu’une telle organisation soit capable de publier au moins un document qui résume clairement ses idées et qui soit susceptible de répondre aux critères de base de toute politique d’acquisition… ce qui n’est pas certain, mais c’est là un autre débat…

Michel Gorin

Daniel Bourrion vs David Tempest : 1-0

Ce 6 février dernier, Daniel Bourrion (BU Angers) a diffusé un communiqué du consortium Couperin annonçant qu’un accord avait enfin été conclu avec Elsevier concernant l’abonnement à la Freedom Collection en licence nationale.

Présenté comme équilibré et financièrement intéressant, les « acquis de ce contrat sont uniques et propres au marché français ». Couvrant bien plus d’établissements supérieurs que le contrat précédent, ce nouvel accord, d’une durée de 5 ans (2014-2018), se distingue également par le fait qu’il porte « désormais en un abonnement à une base de données avec acquisition des contenus, il ne s’agit plus d’un abonnement à une liste de titres avec un ensemble de surcoûts pour l’accès à la collection complète ». En d’autres termes, le modèle économique s’affranchit d’une tarification basée sur les abonnements papiers, finie donc la distinction habituelle holdings – efees. Il n’y a plus de distinction entre les titres souscrits et non souscrits.

Sur le plan financier, on notera que les coûts totaux des trois premières années du contrat sont inférieurs au coût 2013 !

tarif

On en restera là sur les termes de l’accord, très instructif s’il en est pour les autres clients Elsevier ne faisant pas partie de Couperin !

Le communiqué de Couperin ne comportant aucune mention de confidentialité, quoi de plus normal que de le diffuser ? Qu’il y a-t-il de moins communicable qu’un communiqué ? Le communiqué est alors chargé sur un site personnel, un tweet est envoyé, retweeté et suscite des réactions.

Tweet Daniel Couperin

Le lendemain, coup de théâtre et… coup de téléphone officiel à la hiérarchie de Daniel Bourrion afin que celui-ci retire le communiqué en question de son site. Argument massue : le sacro-saint devoir de réserve. Daniel s’exécute, à son corps défendant. Un (sublime) billet publié quelques jours plus tard résume bien l’état d’esprit du collègue : « Le communiqué qu’il ne faut pas lire… »

Pour commencer, cette confidentialité est choquante parce qu’elle prive les citoyens d’information sur les conditions (tarifs mais pas que […]) auxquelles nous nous livrons pieds et souris liés à un éditeur privé qui a depuis longtemps perdu toute visée académique en devenant une entreprise cotée en bourse, dégageant de très confortables bénéfices en pillant l’argent public, et qui a tout intérêt à ce que ces choses restent confidentielles jusqu’à ce que le piège se referme pour cinq nouvelles années fermes (moins les chercheurs en savent, moins ils se disent que peut-être, les archives ouvertes seraient par exemple un moyen de cesser d’être tondus, financièrement et intellectuellement, par ce genre d’éditeurs). En l’espèce ici, la question de « à qui profite le crime » (de la confidentialité) me semble se poser, et je gage que vous trouverez la réponse seuls.

Et puis, cette méthode (l’ordre de retrait arrivé des hautes sphères qui vous tombe dessus par le biais de la hiérarchie, assorti du bon vieux coup du devoir de réserve) me dérange profondément, en tant que professionnel. Parce que pour moi, mon métier se résume en deux règles très simples dont j’imaginais qu’elles étaient celles de tout bibliothécaire :

  • diffuser au maximum et sur tout support existant toute l’information disponible sous réserve qu’elle ne nuise pas à la dignité humaine ;
  • organiser cette information pour que tous les citoyens puissent s’y retrouver (à tous les sens du terme) ;

En me demandant de retirer ce communiqué (sacré paradoxe, un communiqué que personne ne doit voir…), c’est ma première règle professionnelle qui a été mise à mal. De l’intérieur. Et ça, c’est vraiment une grosse, très grosse couleuvre que j’ai en travers de la gorge.

En supprimant ce document, en l’enlevant à la vue de mes collègues et autres citoyens lambda, au garde-à-vous devant mon écran, j’ai repensé à une phrase que répétait souvent mon père : « Réfléchir, c’est déjà désobéir ».

Devoir de réserve et confidentialité… La belle affaire !

Un devoir de réserve vis-à-vis d’un document ne présentant aucun caractère confidentiel et concernant un accord entre un consortium d’enseignement supérieur (fonds publics) avec une société commerciale dont le chiffre d’affaires du premier trimestre 2013 est de 3.570 millions d’euros ?

Un devoir de réserve vis-à-vis d’un accord avec un éditeur qui, jusqu’en 2007, investissait dans la vente et la démonstration d’armes ? Elsevier lâcha ce fond de commerce sous la pression des clients, actionnaires et universitaires (lire à ce propos l’excellent article Reed-Elsevier’s hypocrisy in selling arms and health). Six ans plus tard, en octobre 2013, Elsevier publie d’ailleurs dans une de ses revues, The American Journal of Medicine, une étude selon laquelle les pays où il y a le moins d’armes en circulation sont plus sûrs que ceux où il y en a plus (Bangalore, S., & Messerli, F. H. (2013). Gun ownership and firearm-related deaths. American Journal of Medicine, 126(10), 873-876. doi:10.1016/j.amjmed.2013.04.012).

Un devoir de réserve vis-à-vis d’un éditeur qui fait retirer un article scientifique de ses propres revues parce que les résultats déplaisent à Monsanto ?

Un devoir de réserve vis-à-vis d’un éditeur qui cherche à contrôler les projets de data mining ?

Un devoir de réserve vis-à-vis d’un éditeur qui annonce tout de go que la confidentialité des négociations est nécessaire à son business modèle, sinon… les prix risqueraient de baisser (sic !). On s’en doutait un peu, mais de là à oser le dire devant des bibliothécaires et des chercheurs… C’est pourtant ce que David Tempest, Deputy Director of Universal Sustainable Research Access chez Elsevier, expliqua clairement lors d’une table ronde organisée à l’Université d’Oxford en avril 2013.

Transcription :
Personne du public: I’m glad David Tempest is so interested in librarians being able to make costs transparent to their users, because at my university, Imperial College, my chief librarian cannot tell me how much she pays for Elsevier journals because she’s bound by a confidentiality clause. Would you like to address that?
[Applaudissements du public]
David Tempest: Well, indeed there are confidentiality clauses inherent in the system, in our Freedom Collections. The Freedom Collections do give a lot of choice and there is a lot of discount in there to the librarians. And the use, and the cost per use has been dropping dramatically, year on year. And so we have to ensure that, in order to have fair competition between different countries, that we have this level of confidentiality to make that work. Otherwise everybody would drive down, drive down, drive drive drive, and that would mean that…
Source : Elsevier’s David Tempest explains subscription-contract confidentiality clauses

Le reste de la réponse est inaudible en raison des rires de l’assemblée…

Un devoir de réserve, ça ne doit donc pas aussi se mériter ?

Si Daniel, lui, a été vivement invité à retirer le communiqué de son site, au moins, contrairement à David Tempest, personne ne lui a ri au nez à lui… Merci, Daniel, allez, ça va d’aller ! 😉 Tu restes le vainqueur moral de cette affaire !

Note : Le pdf du communiqué Couperin reste téléchargeable ici. Travaillant actuellement pour un autre consortium, je me fais quelque peu violence pour ne pas le diffuser via le blog, du moins pour l’instant.

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Note du 21 février 2014 :

Autres billets liés :

Un bibliothécaire poursuivi en justice pour diffamation par un éditeur

Septembre 2010. Dale Askey, bibliothécaire à la Kansas State University, publie sur son blog un billet où il livre son opinion sur l’éditeur académique Edwin Mellen (The curious case of Edwin Mellen Press, via Web.archive). En gros, il estimait que le faible niveau de qualité des publications de cet éditeur ne justifiait nullement leur coût élevé ! Un luxe, un gaspillage, vu la situation financière de nombreuses bibliothèques. Un billet sans compassion, sans pour autant être incendiaire, même si Dale Askey termine celui-ci en se disant que vu la façon dont Mellen Press veille à sa réputation contre les critiques, il ferait sans doute mieux d’enfiler sa combinaison ininflammable (« Given how closely Mellen guards its reputation against all critics, perhaps I should just put on my flameproof suit now« ). Propos prophétiques ?

Juin 2012. Coup de théâtre. Edwin Mellen Press intente deux actions en justice. La première concerne Dale Askley et la McMaster University (son employeur actuel et son employeur pendant une période durant laquelle le billet était encore accessible sur le blog d’Askley [responsabilité par procuration]), lesquels se retrouvent poursuivis en justice pour diffamation et se voient réclamer la somme de 3,5 millions de dollars. La seconde action ne concerne que Dale Askley : plus de 1 million de dollars lui sont réclamés  par Herbert Richardson, le fondateur de Mellen Press.

Si McMaster University est restée muette les premiers temps, celle-ci a tout récemment publié un communiqué :

In its Statement on Academic Freedom, McMaster University affirms the right of the academic community to engage in full and unrestricted consideration of any opinion. Beyond this commitment to teach and learn unhindered by non-academic constraints, the University strongly supports the exercise of free speech as a critical social good.
For this reason, McMaster University has for more than eighteen months rejected all demands and considerable pressure from the Edwin Mellen Press to repudiate the professional opinions of university librarian Dale Askey, notwithstanding the fact that those opinions were published on his personal blog several months before he joined McMaster.
Because of our respect for individual freedom of speech, the University finds itself today a co-defendant with Mr. Askey in a legal action brought by the Edwin Mellen Press.
The University will continue to rigorously defend its commitment to academic freedom and freedom of speech as the case proceeds before the courts.

Rassurant ! Plusieurs universitaires et bibliothécaires se sont exprimés et soutiennent Dale Askley et la liberté d’expression dont il a légitimement fait usage. Une pétition demandant l’arrêt des poursuites contre Dale Askey et McMaster University a été lancée. Enfin, face à l’attaque de Mellen Press, quelques mots du commentaire de Leslie Green, professeur de philosophie du droit à Oxford, résument la situation et suffisent à appréhender le côté malsain et pervers de la démarche de l’éditeur : « Librarians are expert at making such judgments; that’s what universities pay them to do. […] No one likes bad reviews; but Mellen’s approach is not to disprove the assessment, pledge to improve its quality, or reconsider its business-model. »

Les montants réclamés par Mellen Press sont peut-être dans la norme de ce qui se fait de l’autre côté de l’Atlantique. Ce qui choque surtout, c’est l’intimidation dont fait preuve une maison d’édition, qui se veut academic publisher, vis-à-vis précisément d’un bibliothécaire qui faisait son job. Comme le souligne John Dupuis, « Academic librarians have academic freedom in their positions to protect us from just this sort of undue influence on the exercise of our judgement while doing our jobs« . Mais que ce serait-il passé si ce bibliothécaire n’était pas un academic librarian? S’il n’avait pas eu une université, son université, à ses côtés ? Si pareille aventure devait nous arriver ici, à nous bibliothécaires français, belges, suisses…, serions-nous soutenus de la même façon par nos autorités et institutions ? Quid s’il s’agissait d’un bibliothécaire d’une (modeste) bibliothèque publique ?

Dans un billet du blog Academic Librarian, Wayne Bivens-Tatum pointe un cas similaire avec ce même (!) éditeur, il y a 20 ans. En 1993, Mellen Press avait attaqué en justice Lingua Franca, le magazine de la vie intellectuelle et littéraire du monde universitaire. Ce dernier avait publié un article (St. John, Warren. 1993. “Vanity’s Fare: How One Tiny Press Made $2.5 Million Selling Opuscules to Your University Library. Lingua Franca, September/October, p. 1ff.) dans lequel on pouvait lire que Mellen Press était une maison d’édition quasi à compte d’auteur, habillement déguisée en maison d’édition universitaire (“a quasi-vanity press cunningly disguised as an academic publishing house”). A l’époque, Mellen Press avait perdu son procès. En 2007, un ouvrage avait été publié sur cette affaire : The Edwin Mellen Press Versus Lingua Franca: A Case Study in the Law of Libel. L’éditeur ? Edwin Mellen Press lui-même ! 😉 On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même…

Signalons simplement pour conclure que Mellen Press a récemment été classé 34e… sur 34 dans le sondage Which are the best book publishers in philosophy?… No comment.

[Merci à @mdelhaye de m’avoir « soufflé » l’idée de ce billet et de m’avoir remis le blog à l’étrier après plusieurs mois d’absence…]

Peer reviewing

Bibliothèques d’enfer(s) : interdits, contraintes et libertés en bibliothèque

La bibliothèque, espace de formation et de culture, est aussi un lieu où circulent un certain nombre d’interdits : censure, usages prohibés, restriction de certains accès. Aussi, les élèves conservateurs promus DCB 21 avaient-ils décidé d’organiser ce 31 mai 2012 une journée thématique consacrée aux interdits, contraintes et libertés en bibliothèque : Bibliothèques d’enfer(s) : interdits, contraintes et libertés en bibliothèque. L’objet de cette journée était de permettre aux participants de s’interroger sur leurs pratiques afin de mieux cerner la frontière, à la fois floue et fragile, entre interdits et limites et de déterminer en quoi la bibliothèque peut aujourd’hui être un espace de contraintes ou de libertés.

Journée d’études sur les bibliothèques et l’éthique

Ce vendredi 4 mai 2012 se tiendra à Saint-Cloud une journée d’études qui met en lien les bibliothèques et l’éthique : « Bibliothèques et transmissions des savoirs aujourd’hui : pour une éthique des savoirs créatifs ?« . Avec pour ambition de s’interroger sur les modes et les responsabilités d’accès aux savoirs et sur les contenus proposés dans la bibliothèque, les aspects suivants seront explorés dans le cadre de cette journée :

  • les distinctions des savoirs et, plus avant, des savoirs « illégitimes » : la bibliothèque est-elle toujours un espace de transmission des savoirs savants? la question de l’assimilation floue de certains savoirs (populaires, savants, de masse…) ;
  • la problématique de la traduction et de la production de littératures étrangères : quelles sources d’information ? quelles politiques d’acquisition? quelles valorisations des collections face aux problèmes liés à la circulation transnationale des textes et aux déséquilibres entre les différentes aires linguistiques et géographiques ;
  • l’identification de la collection : comment faire une place à l’ailleurs et à l’indéfini au sein d’une collection éditoriale et d’une collection bibliothécaire ?
  • le savoir et l’écrit : le livre comme vecteur privilégié du savoir et la place de la dimension multimédia, qui mobilise documents sonores, vidéos, sites internet (comme le Guichet du savoir) ;
  • la question de l’apprentissage : quels dispositifs d’apprentissage créatifs en bibliothèque ? Comment animations, expositions, résidences d’auteurs, et plus largement action culturelle, peuvent-il participer de la construction d’un savoir ? le numérique : en quoi permet-il une migration créative et éthique de la connaissance ? La question notamment des publications scientifiques et de l’Open Access.

Cette journée d’études s’inscrit dans le cadre du projet « Savoirs créatifs, savoirs migrateurs », relié au programme de recherche international « Éthiques de la Création » (2008-2014) piloté par Sylvie Dallet, professeure à l’Université de Versailles-Saint-Quentin, chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC) et présidente de l’Institut Charles Cros, et en collaboration avec le groupe de recherche « Livre : Création, Culture et Société » du CHCSC animé par Sylvie Ducas.

Programme de la journée

Matinée

9h : accueil des participants

9h30 : discours d’ouverture
–  Christophe PAVLIDES (directeur Médiadix, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
–  Sylvie DALLET (professeur des universités, chercheuse au CHCSC, coordinatrice « Savoirs créatifs ») et Sylvie DUCAS (maître de conférences à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, chercheuse au CHCSC)

10h/10h30 : Conférence inaugurale de Robert DAMIEN (philosophe, U. Paris-Ouest, sous réserve)

10h30/12h : Sauvegardes mémorielles, identités culturelles et archives du populaire : pour un engagement politique et citoyen (présidence : Sylvie DALLET)
Halat BISRI (historienne, Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines – Université de Versailles-Saint-Quentin) : « Le « droit » de sauvegarde et de transmission du patrimoine éditorial au Liban »
Irène LANGLET (professeur des universités en littérature, Université de Limoges) : « Une médiathèque à la Bibliothèque Universitaire, entre divertissement et savoir »
Franck MICHEL (anthropologue, responsable de l’association Deroutes et Détours) : « L’aventure d’une petite bibliothèque rurale balinaise »

12h/12h30 : débat

12h30/14h : buffet

Après-midi

14h/15h30 : Valoriser et mesurer les outils : du codex à Internet, pour une information complexe (présidence : Sylvie DUCAS)
Fatima REUTLINGER (bibliothécaire, université Sophia Antipolis de Nice) : « Des bibliothèques des prisons à la Bibliotheca alexandrine »
Bernard KRESPINE (conservateur à la BnF) : « Les services d’information à distance : outils et  futurs des pratiques de recherche ? »
Anne-Lise QUESNEL (historienne, Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines – U. Versailles-Saint-Quentin) et Elise LASSONDE (conservatrice à la Bibliothèque et aux Archives nationales du Québec) : « Identification de la collection : faire une place à « l’ailleurs et à l’indéfini » au sein d’une collection éditoriale. L’exemple du Livre d’artiste »

15h30/16h : débat

16h/16h30 : pause café

16h30/18h : Table ronde animée par Sylvie DUCAS et Marie-Christine JACQUINET sur le thème : Ethique et créativité en bibliothèque
Avec la participation de :
– Benoit BERTHOU (maître de conférences en Sciences de l’information et de la Communication, directeur de la revue en ligne Comicalités)
– Annie METZ (conservatrice en chef de la bibliothèque Marguerite-Durand)
– Dominique TABAH (ancienne directrice générale du réseau des bibliothèques de Montreuil)
– Lucile TRUNEL (chef du Service de l’Action pédagogique, Délégation à la Diffusion Culturelle, Bibliothèque nationale de France)

18h/18h30 : débat

18h30 : Fin de la journée d’études. Pot de clôture

Télécharger les résumés des exposés.

Renseignements pratiques :

Contacts et inscriptions :

Attention, le nombre de places disponibles est limité !