biblioth|ê|thique

biblioth|ê|thique : éthique & bibliothèques

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Nouvelle édition du “Intellectual Freedom Manual”

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La huitième édition, revue et mise à jour, du Intellectual Freedom Manual de l’ALA Office for Intellectual Freedom (OIF) sortira ce 15 juillet 2010.

Mine d’informations essentielle en matière de liberté d’expression, de respect de la vie privée et de déontologie professionnelle, ce manuel est un ouvrage de référence bien connu des bibliothécaires et conservateurs américains. La septième édition datait de 2005, cette édition-ci comporte notamment des mises à jour en ce qui concerne la censure, les réseaux sociaux, les droits des mineurs ainsi que l’USA PATRIOT Act.

Une initiative intéressante accompagne l’ouvrage : un supplément électronique accessible gratuitement sur www.ifmanual.org. Ce site permet d’accéder aisément à toutes les ressources électroniques libres d’accès mentionnées dans l’ouvrage et fournit également des informations mises à jour sur des publications faisant avancer la liberté d’opinion et d’expression.

Une acquisition sans aucun doute intéressante pour nos bibliothèques et pour tout qui est sensible aux sujets abordés dans l’ouvrage, non seulement afin d’avoir une meilleure vue de ce qui se passe et se met en place outre Atlantique, mais surtout pour nous aider à mettre en perspective notre propre contexte professionnel et nos habitudes de travail et ainsi tenter d’améliorer notre service au public.

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Intellectual Freedom Manual
par l’ALA Office for Intellectual Freedom (OIF)
ALA Editions, 2010 (8e éd.)
464 pages
ISBN : 978-0-8389-3590-3
Voir sur ALA Store

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Table of Contents

Preface
Acknowledgments
Introduction
Contributors

Part I: Intellectual Freedom and Libraries: An Overview

1.  Intellectual Freedom: An Enduring and All-Embracing Concept
2.  ALA and Intellectual Freedom: A Historical Overview
3.  Challenges and Issues Today

Part II: Library Bill of Rights

1.  Library Bill of Rights:

- Policy Statement
- History

2.   Library Bill of Rights: Interpretations
2.1  Access for Children and Young Adults to Nonprint Materials

- Interpretation
- History

2.2  Access to Digital Information, Services, and Networks

- Interpretation
- History

2.3  Access to Library Resources and Services Regardless of Sex, Gender Identity, Gender Expression, or Sexual Orientation

- Interpretation
- History

2.4  Access to Resources and Services in the School Library Media Program

- Interpretation
- History

2.5  Challenged Materials

- Interpretation
- History

2.6  Diversity in Collection Development

- Interpretation
- History

2.7  Economic Barriers to Information Access

- Interpretation
- History

2.8  Evaluating Library Collections

- Interpretation
- History

2.9  Exhibit Spaces and Bulletin Boards

- Interpretation
- History

2.10  Expurgation of Library Materials

- Interpretation
- History

2.11  Free Access to Libraries for Minors

- Interpretation
- History

2.12  Importance of Education to Intellectual Freedom

- Interpretation
- History

2.13  Intellectual Freedom Principles for Academic Libraries

- Interpretation
- History

2.14  Labeling and Rating Systems

- Interpretation
- History

2.15  Library-Initiated Programs as a Resource

- Interpretation
- History

2.16  Meeting Rooms

- Interpretation
- History

2.17  Minors and Internet Interactivity

- Interpretation
- History

2.18  Privacy

- Interpretation
- History

2.19  Restricted Access to Library Materials

- Interpretation
- History

2.20  Services to Persons with Disabilities

- Interpretation
- History

2.21  The Universal Right to Free Expression

- Interpretation
- History

Part III: Protecting the Freedom to Read

1.   The Freedom to Read

- Policy Statement
- History

2.   Libraries: An American Value

- Policy Statement
- History

3.    Policies and Statements Related to Access to Information, Library Resources, and Library Services
3.1   Guidelines for the Development and Implementation of Policies, Regulations, and Procedures Affecting Access to Library Materials, Services, and Facilities

- Guidelines
- History

3.2   Guidelines for the Development of Policies and Procedures regarding User Behavior and Library Usage

- Guidelines
- History

3.3  Dealing with Concerns about Library Resources

- Procedural Statement
- History

3.4  Related Policies, Statements, and Documents

4.    Policies and Statements Related to Confidentiality, Privacy, and Governmental Intimidation
4.1   Policy on Confidentiality of Library Records

- Policy Statement
- History

4.2   Suggested Procedures for Implementing “Policy on Confidentiality of Library Records”

- Procedures
- History

4.3   Resolution on the Retention of Library Usage Records

- Resolution
- History

4.4  Policy concerning Confidentiality of Personally Identifiable Information about Library Users

- Policy Statement
- History

4.5  Guidelines for Developing a Library Privacy Policy: Privacy Tool Kit

- Guidelines
- History

4.6  RFID in Libraries: Privacy and Confidentiality Guidelines

- Procedural Statement
- History

4.7   Policy on Governmental Intimidation

- Policy Statement
- History

4.8   Related Policies, Statements, and Documents

Part IV: Code of Ethics of the American Library Association

1.  Code of Ethics of the American Library Association

- Policy Statement
- History

2.  Enforcement of the “Code of Ethics of the American Library Association”: Questions and Answers
3.  Resolution on Workplace Speech

- Resolution
- History

4.   Questions and Answers on Speech in the Workplace

Part V: Intellectual Freedom and the Law

1.   Public Libraries and the Public Forum Doctrine
2.   Minors’ First Amendment Rights to Access Information
3.   Privacy and Confidentiality in Libraries

Part VI: Preserving, Protecting, and Working for Intellectual Freedom

1.   Preparing for and Responding to Challenges
2.   Communicating the Intellectual Freedom Message
3.   Lobbying for Intellectual Freedom
4.   Rallying for Intellectual Freedom: Where to Go for Help and How You Can Help

Glossary
Selected Bibliography
Index

Rédigé par frenaville

13 juillet 2010 à 09:54

Pharmacienne à la masse

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Dans le Maryland, une pharmacienne de 49 ans, que l’éthique n’étouffait visiblement pas, vient d’être condamnée à 57 mois de prison pour avoir subtilisé l’identité de certains de ses clients. Pendant plus de 5 ans, de janvier 2003 à juillet 2008, elle a introduit des demandes de remboursement pour des renouvellements d’ordonnance fictifs. Elle gardait trace des noms des  clients qui avaient reçu une prescription pouvant être renouvelée directement à la pharmacie et qui ne demandaient aucun renouvellement, puis introduisait des demandes de remboursement en substituant l’identité de ses clients. Cette entourloupe lui fit gagner plus de 500.000 $.

La pharmacienne avait par ailleurs mis en place une autre combine, bien plus dangereuse. Elle se procurait des médicaments via un fournisseur qui n’était pas agréé par la Food and Drug Administration et les revendait à ses clients en trichant sur l’étiquetage, ces derniers pensant qu’ils venaient bien d’acquérir le médicament prescrit.

Voir le communiqué de presse du Département de la Justice des États-Unis.

Un subterfuge similaire serait-il possible en bibliothèque ? Certainement, mais sans doute sans les mêmes implications. Et puis, il faudrait avoir affaire à un bibliothécaire très c** (ce qui en soi n’est jamais impossible) ou particulièrement tordu. On pourrait ainsi imaginer qu’un bibliothécaire souhaite  emprunter des documents de sa bib, mais très discrètement, sans que cela ne soit mis en prêt sur son compte lecteur. On imaginerait aussi qu’il mettrait par exemple ces ouvrages en prêt sur des comptes de lecteurs fictifs, voire décédés, ceci afin de s’assurer que si certains de ses collègues venaient à accéder à son compte lecteur, ils ne puissent prendre connaissance de ses lectures du moment.

Tout ceci est bien entendu purement hypothétique et imaginaire. Faudrait même être à la masse pour en arriver là… Vous ne trouvez pas ?

[photo : Lapara BD]

Rédigé par frenaville

5 juillet 2010 à 19:59

Publié dans vie privée

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La neutralité à quel prix ?

avec 3 commentaires

Les bibliothécaires que nous sommes se doivent-ils d’observer la plus stricte neutralité dans le cadre de leur travail? D’aucuns pensent que oui, du moins en théorie, d’autres sont plus coulants. En pratique, la chose est bien entendu beaucoup moins aisée. Quelques citations et cas à envisager:

(1)

In policies about personal attire, exhibits, and meeting spaces, libraries must devise policies that are content-neutral. If religious or political groups are allowed to use space or facilities, then all religious or political groups are entitled the same privileges regardless of point of view. If dress rules allow religious or patriotic symbols, the privilege extends to all points of view. If the library has accepted a gift from the Methodist Church, must it also accept a gift from the Church of Scientology? Just as public television struggled with accepting sponsorship from the Ku Klux Klan, libraries may wish to avoid associations that may lead to controversy, but to do so requires content-neutral policies that govern other areas of library conduct.

Jean Preer, Library Ethics. Libraries Unlimited, 2008 (p. 180)

Une bibliothèque peut-elle interdire à ses employés d’afficher le port visible de tout signe distinctif d’ordre religieux ou philosophique mais autoriser ceux-ci à afficher des signes d’ordre plus politique (ou vice versa)?

Exemple: Quid si en octobre 2008, il aurait été interdit aux employées musulmanes de porter le foulard et autorisé d’arborer un pin’s pro-Obama?

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(2)

Keepers of books, keepers of print and paper on the shelves, librarians are keepers also of the records of the human spirit—the records of men’s watch upon the world and on themselves. In such a time as ours, when wars are amde against the spirit and its works, the keeping of these records is itself a kind of warfare. The keepers, whether they wish or not, cannot be neutral.

Archibald MacLeish, Of the Librarian’s Profession. Extrait de A Time to Speak, 1941,
réédité dans James R. Kreuzer, Lee Cogan (eds), Studies in Prose Writing
(alternate ed.). Holt, Rinehart and Winston, 1963 (p. 72).

Un véritable plaidoyer à l’engagement moral des bibliothécaires! Mais c’était durant une période sombre de notre histoire (1941, “such a time as ours”). Archibald MacLeish (1892-1982), avocat, écrivain et poète américain, fut également à la tête de la Bibliothèque du Congrès de 1939 à 1944.  Amené à ce poste grâce à de forts soutiens politiques, il fut l’un des principaux modernisateurs de la LC. J’aime beaucoup cette citation de MacLeish : elle sonne comme un avertissement, une mise en garde à l’étudiant, au bibliothécaire novice. Tout le texte Of the Librarian’s Profession résonne comme une ode au métier de bibliothécaire.

————————–

(3)

Most librarians tend to avoid taking sides or entering into conflicts, perhaps out of pride that what they do benefits others. At the same time, many librarians have difficulty in maintaining their highly touted neutrality when information is being requested by those who may be perceived as somehow unsuitable.

Gerald R. Shields, “The FBI Creates An Awareness of Librarian Ethics: An Opinionated Historical Review” in F.W. Lancaster (ed.), Ethics and the Librarian. University of Illinois, Graduate School of Library and Information Science, 1991 (p. 26).

Les “somehow unsuitable” ne sont rien d’autre que les agents du FBI dans le cadre du Library Awareness Program des années 1980. On inviterait même à plus de désobéissance civique…

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(4)

Far more open are the social activists who argue that libraries cannot be neutral in the battle between right and wrong. The difficulty is, of course, in the definition of right and wrong. Sometimes this discussion takes subtle turns.

Herbert S. White, “Teaching Professional Ethics to Students of Library and Information Science” in F.W. Lancaster (ed.), Ethics and the Librarian. University of Illinois, Graduate School of Library and Information Science, 1991 (p. 37-38).

Écho à la citation d’Archibald MacLeish. Mais les bibliothécaires ne sont-ils pas souvent eux-mêmes ces fameux “social activists“? Nous sommes généralement sensibles aux logiciels libres (et pas seulement dans le cadre professionnel). Beaucoup d’entre nous sont engagés dans le mouvement de l’Open Access (c’est même le cas dans mon institution).  La menace de l’ACTA a largement été relayée par de nombreux bibliothécaires (par exemple sur Bibliobesssion et sur S.I.Lex), etc. Ces exemples d’activisme ne sont selon moi pas opposables à la neutralité (certains y verront toutefois peut-être une contradiction dans les termes). Tout est question de proportion. Si la neutralité est importante dans notre métier, nous ne devons pas la brandir systématiquement pour nous abriter, comme un écran de protection et nous enfermer dans un carcan d’asexué politique (philosophique…).

Rédigé par frenaville

23 mars 2010 à 22:45

Publié dans professionnalisme

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Plaidoyer pour plus de bibliothécaires pleurnichards

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Le point est encore régulièrement abordé dans la presse et les médias américains. On ne compte plus les articles de revues scientifiques, chapitres de livres ou ouvrages qui l’abordent. Nos collègues outre Atlantique le détestent, le haïssent, le maudissent, l’abhorrent, l’abominent et l’exècrent, il est devenu leur bête noire. Le PATRIOT Act les hante et menace toujours ! Une intéressante lettre, pleine d’humour et de sincérité, de Norm Schiller, président du conseil du Mississippi Valley Library District, et publiée dans Suburban Journals nous le démontre une fois encore : Librarians help protect readers’ privacy (17 février 2010).

Dans sa lettre, l’auteur notamment :

  • ironise sur la rapidité avec laquelle le Congrès a voté cette loi liberticide :
    Days after 9/11, Congress created the Patriot Act [...]. This same Congress that takes years to name a highway or a bridge.”
  • résume avec beaucoup de justesse toute la problématique des National Security Letters (NSL) :
    These are used to demand readers’ records, e-mails, circulation records and Internet searches. Using the NSLs, there are no search warrants and no reviews by judges. Agents show up and demand patron records, and that’s that. If the clerk on duty tells anyone, even the library director or me, the president of the board, the employee will be imprisoned without a trial“.
    Les NSL sont pourtant en parfaite opposition au Quatrième Amendement qui stipule que les arrestations et perquisitions ne peuvent avoir lieu sans mandat :
    The right of the people to be secure in their persons, houses, papers, and effects, against unreasonable searches and seizures, shall not be violated, and no Warrants shall issue, but upon probable cause, supported by Oath or affirmation, and particularly describing the place to be searched, and the persons or things to be seized.
    (“Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir.”, traduction tirée de Wikisource)
  • se moque des agents du FBI que la loi­ autorise, par un simple document administratif (les NSL), à exiger des bibliothèques qu’elles leur fournissent des données sur leurs lecteurs :
    No one, and I mean no one, gets to see what are patrons are reading. No one, especially FBI agents who are too lazy to get a warrant from a judge, has this privilege. To protect our patrons, libraries created software that would purge readers’ records and Internet searches after a week or two.
  • jubile, on le devine, à l’idée d’avoir été traité comme tant d’autres de pleurnichard (“crybaby“) par l’Attorney General John Ashcroft.

Et rappelant toute l’importance que les bibliothécaires américains accordent au respect de la vie privée de leurs Bébé qui pleurelecteurs ainsi qu’à la confidentialité des données personnelles les concernant, Norm Schiller annonce tout de go :

Our staff is trained to protect the patient’s privacy above all. We will not hesitate to dismiss someone who betrays the trust. Reader confidentiality is central to every library’s mission.

En mai 2008, soit un peu plus de six ans et demi après l’adoption par le Congrès du PATRIOT Act, on estimait à 200.000 le nombre de National Security Letters qui avaient été présentées dans les bibliothèques américaines ! Comme le souligne Norm Schiller, cela fait 200.000 bonnes raisons de se sentir concerné…

Alors, quand je pense qu’aux yeux de certains (!) collègues, je passe pour un emmerdeur de première et/ou un parano lorsque je dis qu’il est tout à fait anormal de signaler à l’étudiant Untel que le livre qu’il cherche a en fait déjà été emprunté par la lectrice Trucmuche et qu’il peut, s’il veut, s’arranger librement avec elle, je me dis qu’un petit séjour là-bas ferait le plus grand bien à ces collègues…

Mais la Belgique n’est évidemment (et heureusement) pas les États-Unis. J’ose espérer – et veux croire – que l’immense majorité des bibliothécaires de Belgique francophone sont respectueux de la vie privée de leurs lecteurs. Et quand bien même on atteindrait les 99%, pourrions-nous seulement nous en contenter ? Je ne le pense pas et ne le souhaite en aucun cas.

[image : lescreationsdesosso]

Rédigé par frenaville

10 mars 2010 à 20:00

Invitation au voyage professionnel

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Fin décembre 2009, François Muller postait sur son blog Chroniques parisiennes en innovation et en formation une très jolie vidéo, réalisée par la Mission Académique “Innovation & Expérimentation” du Rectorat de Paris, qui nous invite au voyage professionnel.

À côté de la paperasse, du manque de moyens et de la rigidité, à côté de sentiments tels que le découragement, la solitude et la résignation que nous pouvons tous parfois rencontrer dans notre vie professionnelle, il ne nous faut jamais perdre de vue qu’il y a aussi des éléments positifs comme l’innovation, l’efficacité, la performance, le souci du travail bien fait et de l’excellence. Un message positif et frais !

Je souhaite sincèrement que ces sentiments soient partagés par le plus grand nombre de collègues et qu’ils se rappellent que :

“L’aventure est collective, enrôlante et dynamique.”

Et qu’elle ne sera jamais que ce que l’on en fera…

Rédigé par frenaville

16 janvier 2010 à 09:00

Publié dans professionnalisme

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