biblioth|ê|thique

biblioth|ê|thique : éthique & bibliothèques

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Citation sur commande dans les publications scientifiques : une étude aux résultats édifiants !

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Il peut malheureusement arriver que des chercheurs ayant soumis un article à une revue scientifique se voient retourner leur contribution avec, comme demande de correction de la part de l’éditeur (editor), l’ajout de citations bibliographiques complémentaires d’articles de périodiques publiés par le même éditeur commercial (publisher). L’objectif étant ainsi d’augmenter artificiellement l’importance et l’impact de ces revues citées sur commande et ainsi de faire gonfler notamment le facteur d’impact (IF), dont les limites et la tyrannie ne sont plus à démontrer (certains l’ont même fait avec beaucoup d’humour). Si l’auteur ne se soumet pas à cette “invitation” à ajouter des citations, il risque tout bonnement de voir son texte refusé. Ainsi, le message ci-dessous a été adressé par l’éditeur de la revue Leukemia à l’auteur d’un article envoyé pour publication :

Manuscripts that have been published in Leukemia are too frequently ignored in the reference list of newly submitted manuscripts, even though they may be extremely relevant. […] We have noticed that you cite Leukemia [once in 42 references]. Consequently, we kindly ask you to add references of articles published in Leukemia to your present article.

Smith, R. (1997). Journal accused of manipulating impact factor. BMJ 1997; 314:461.5. doi: 10.1136/bmj.314.7079.461d

On trouvera d’autres exemples tout aussi écœurants dans un article publié en 2010:
Macdonald, S., Kam, J. (2010). Counting footnotes: Citability in management studies. Scandinavian Journal of Management, 26(2): 189-203. doi: 10.1016/j.scaman.2010.01.003

En gros, à côté du “perish or publish”, les chercheurs peuvent également parfois se retrouver confrontés au “add citations or risk rejection”. Si le phénomène est bien connu des chercheurs, son ampleur vient d’être objectivée et analysée par deux chercheurs de l’Université d’Alabama qui ont mené une enquête sur ce phénomène des citations “obligatoires”. Ils ont récolté 6672 réponses de chercheurs en économie, gestion, sociologie et psychologie. Les résultats, publiés dans un numéro de Science de février 2012, sont tout bonnement édifiants !

Le graphique ci-dessous illustre le pourcentage de répondants à l’enquête

  • qui ont déjà subi des demandes d’ajouts de citations (env. 20%) (colonne 1),
  • qui sont conscients de l’existence de cette pratique (env. 45%) (colonne 2),
  • qui pensent que c’est une procédure inappropriée (86%) (colonne 3),
  • qui pensent que ces demandes réduisent le prestige d’un journal (81%) (colonne 4),
  • qui seraient moins enclins à soumettre un papier à un périodique où ces pratiques existent (64%) (colonne 5),
  • qui ajouteraient d’emblée des citations du journal avant même de soumettre leur article (57%) (colonne 6). [A mon sens, le chiffre le plus interpellant !]

Le pourcentage de périodiques (analysés dans le cadre de cette étude) où ces pratiques existent est également représenté : 175 périodiques sur 832, soit 21% (colonne 7).

Parmi les 6672 répondants à l’enquête, et pour la période des cinq dernières années, 519 chercheurs ont reconnu avoir subis des pressions une fois pour l’ajout de citations. Pour 390, ce fut deux fois et trois fois pour 176 autres chercheurs… Dans la majorité des cas (593), le nombre de citations de complaisance à ajouter dans l’article soumis n’était pas spécifié. Dans 56 cas, il ne fallait ajouter qu’une seule citation, dans 144 cas deux citations, dans 178 cas trois citations, dans 59 cas quatre citations et dans 128 cas cinq citations. Pour 35 chercheurs, il leur avait été demandés d’ajouter jusqu’à huit citations ou plus…

L’enquête a également mis d’autres faits en avant (voir le tableau ci-dessous). Par exemple que les maîtres-assistants et les maîtres de conférence avaient plus de chance, respectivement 5,5% et 4,3%, que les professeurs (pris comme base de calcul) d’être victimes de demandes d’ajout de citations de complaisance. De plus, à chaque co-auteur supplémentaire, on constate qu’il y a 2% de chance en plus d’échapper aux demandes d’ajout, sans doute car les rédacteurs et éditeurs en chef trouvent-ils plus facile d’influencer de plus petits groupes de co-auteurs.

Autre fait relevé, par rapport à l’économie (discipline prise comme base de calcul), c’est surtout dans les domaines relevant des sciences de gestion (marketing, management, finance, systèmes d’information et comptabilité) que les auteurs courent le plus de risques. Beaucoup moins par contre en sociologie et en psychologie. Enfin, si l’on compare les différents types d’éditeurs en prenant les presses universitaires comme base, il est désormais prouvé que les éditeurs commerciaux et les sociétés savantes ont des approches plus coercitives.

Ces pratiques sont tout bonnement écœurantes ! Vu la charge financière que constituent les abonnements de périodiques scientifiques pour les bibliothèques universitaires et les centres de recherche, on se serait attendu à un peu plus de correction de la part des éditeurs et rédacteurs en chef, chercheurs eux aussi… Bien sûr, tous ne sont pas à mettre dans le même panier – loin s’en faut ! – et l’on se gardera bien de jeter l’opprobre sur toute cette profession !! Je serais personnellement très intéressé de voir circuler sur la toile la liste des titres périodiques concernés et de ces éditeurs en chef à la déontologie limitée… Double jeu, doubles risques ! Le monde scientifique y gagnerait à dénoncer ces pratiques avec plus de vigueur. Retirer d’emblée toutes les auto-citations (des auteurs et des articles publiés dans le même périodique) des calculs des indices bibliométriques (dont l’IF) amènerait sans doute à réduire fortement le nombre de citations de complaisance ou mises sur commande.

Source :
Wilhite, A.W., Fong, E.A. (2012). Coercive Citation in Academic Publishing. Science, 335(6068), 542-543. doi: 10.1126/science.1212540

Rédigé par frenaville

5 mars 2012 à 10:24

Cas vécus de censure dans les bibliothèques américaines

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La liberté d’expression est un des chevaux de bataille des bibliothèques américaines. Une nouvelle publication de l’ALA en atteste : l’ouvrage True Stories of Censorship Battles in America’s Libraries rassemble une trentaine de cas vécus face à la censure, que celle-ci soit due à des lecteurs, des groupes de pression ou des bibliothécaires eux-mêmes. Parmi les textes, on retrouvera l’expérience de Matt Nojonen sur les soucis rencontrés à la bibliothèque publique de Palastaka (voir les billets « Rififi à Pataskala » et « Rififi à Pataskala (II) »).

Il est peu de situations aussi stressantes que les problèmes en lien avec la présence en rayon de livres controversés par les usagers ou la hiérarchie. Aussi, les expériences relatées de cet ouvrage ne pourront-ils sans doute qu’aider tout bibliothécaire, englué dans pareil conflit, à se sentir moins seul.

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Table of Contents

Foreword, by Ellen Hopkins
Introduction

Part I: Sometimes We’re Our Own Worst Enemy: When Library Employees Are Censors
Chapter 1    Where There Once Was None (Lucy Bellamy)
Chapter 2    Well-Intentioned Censorship Is Still Censorship: The Challenge of Public Library Employees (Ron Critchfield and David M. Powell)
Chapter 3    If I Don’t Buy It, They Won’t Come (Peggy Kaney)
Chapter 4    Mixed-Up Ethics (Susan Patron)

Part II: How Dare You Recommend This Book to a Child: Reading Levels and Sophisticated Topics
Chapter 5    Clue-less in Portland (Natasha Forrester)
Chapter 6    Vixens, Banditos, and Finding Common Ground (Alisa C. Gonzalez)
Chapter 7    Long Live the King (Novels)! (Angela Paul)
Chapter 8    Parent Concern about Classroom Usage Spills Over into School Library (Laurie Treat)
Chapter 9    The Princess Librarian: An Allegory (Sherry York)
Chapter 10    The Complexity and Challenges of Censorship in Public Schools: Overstepping Boundaries, Cultivating Compassionate Conversations (Marie-Elise Wheatwind)

Part III: Not Only Boy Scouts Should Be Prepared: Building Strong Policies
Chapter 11    I Owe It All to Madonna (Lisë Chlebanowski)
Chapter 12    The Battle to Include (Gretchen Gould)
Chapter 13    Pornography and Erotica in an Academic Library (Michelle Martinez)
Chapter 14    Reasonable Accommodation: Why Our Library Created Voluntary Kids Cards (Matt Nojonen)

Part IV: When the Tribe Has Spoken: Working with Native American Collections
Chapter 15    Cultural Sensitivity or Censorship? (Susanne Caro)
Chapter 16    Developing the Public Library’s Genealogy Euchee/Yuchi Collection (Cathlene Myers Mattix)

Part V: Conversation + Confrontation + Controversy = Combustion: Vocal Organization and Publicly Debated Challenges
Chapter 17    32 Pages, 26 Sentences, 603 Words, and $500,000 Later: When School Boards Have Their Way (Lauren Christos)
Chapter 18    The Respect of Fear (Amy Crump)
Chapter 19    Sweet Movie (Sydne Dean)
Chapter 20    Censorship Avoided: Student Activism in a Texas School District (Robert Farrell)
Chapter 21    I Read It in the Paper (Hollis Helmeci)
Chapter 22    Uncle Bobby’s Wedding (James LaRue)
Chapter 23    A Community Divided (Kristin Pekoll)
Chapter 24    The Author Visit That Should Have Been (Karin Perry)
Chapter 25    One of Those Not So Hideous Stories of a Book Challenge (Kathryn Prestidge)

Part VI: Crime and Punishment: When Library Patrons Have Committed a Crime
Chapter 26    A Serial Killer Visits the Library (Paul Hawkins)
Chapter 27    Books, Bars, and Behavior: Censorship in Correctional Libraries (Erica MacCreaigh)

Part VII: Perhaps It Is Possible to Judge a Book by Its Cover: Displays
Chapter 28    The Ghost of Halloween Past (Kathy Barco)
Chapter 29    The Neophyte in the New Age (Rosemary J. Kilbridge)
Chapter 30    Gay Books Display Brings Out High School Faculty Prejudice (Nadean Meyer)
Chapter 31    Censorship Looms Over the Rainbow (Cindy Simerlink)

Créationnisme et Dessin intelligent classés en science?

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Si un président d’université venait à demander officiellement à un directeur de bibliothèque que tous les documents avec les descripteurs Créationnisme et Dessin intelligent soient reclassés dans la section science, cette directive soulèverait-elle des problèmes d’ordre éthique ? C’est un peu le genre de question que Daniel CannCasciato s’est posée un jour lors d’une discussion avec un biologiste. Il découvrit bientôt que cette situation était loin d’être hypothétique puisqu’un cas semblable s’était passé en 1987 aux États-Unis : le directeur de la bibliothèque d’une université à fondement religieux (religious-based college) a un jour reçu un mémo de son président lui demandant de reclasser en section science des ouvrages créationnistes (1).

Shocking ! C’est sans doute ce à quoi a dû penser Daniel CannCasciato au début. Toutefois, en creusant un peu plus le sujet et en effectuant des recherches complémentaires, il a changé d’avis, considérant que dans certaines situations (précisément comme celle-ci), reclasser en science ce genre de documents est précisément conforme à l’éthique.Daniel CannCasciato présente, dans un article récemment paru dans le Cataloging & Classification Quarterly, les raisons qui l’ont amené à revoir sa position. Et l’un de ses arguments se base précisément sur un article du ALA Code of Ethics…

Les missions de ce genre d’établissement se basent souvent très nettement sur la Bible. Par ailleurs, leurs autorités sont très différentes de celles financées par des fonds publics. On s’en convainc aisément lorsque l’on retrouve dans les plans stratégiques de ces établissements des phrases comme par exemple :

The mission [...] is to teach men and women to live by biblical principles and to equip and empower them with character, skills, insight, and vision to lead the church and to impact society for Christ.

ou encore :

To this end all trustees and faculty members must be members of the undenominational fellowship of Christian churches and churches of Christ and must believe, without reservation, in the full and final inspiration of the Bible to the extent that to each of them it is the infallible Word of God [...]. The sixty-six books of the Old and New Testaments are fully inspired and without error and serve as God’s only written Word.

ou dans les programmes de cours, des descriptifs comme ici celui de la Bob Jones University :

Bachelor of Science Degree, Physics Major

The Physics major provides preparation for a career as a physicist [...]. While offering scientific andphilosophical refutation of the theory of evolution, our program teaches each course within a biblical creationist framework.

ou celui de celui de la Liberty University:

Center for Creation Studies

PURPOSE The purpose of the Center for Creation Studies is to promote the development of a consistentbiblical view of origins in our students. The Center seeks to equip students to defend their faith in the creation account in Genesis using science, reason, and the Scriptures.

[Les quatre citations ci-dessus sont extraites de l’article de Daniel CannCasciato.]

Or, le Code d’Ethique de l’ALA prévoit expressément dans son article VII que les bibliothécaires doivent pouvoir distinguer leurs convictions personnelles de leurs obligations professionnelles et qu’ils n’ont pas à interférer avec les objectifs de leurs institutions :

We distinguish between our personal convictions and professional duties and do not allow our personal beliefs to interfere with fair representation of the aims of our institutions or the provision of access to their information resources.

En conséquence de quoi, compte tenu du fait qu’il s’agissait ici justement d’un établissement de type religieux, la demande du directeur (qu’on l’aime ou non) n’entrait pas en contradiction avec le code d’éthique de l’ALA. Par contre, s’opposer à la requête parce qu’on la juge contraire à ses convictions philosophiques ou à l’état des connaissances scientifiques irait à l’encontre de l’article VII.

Conclusion : mieux vaut que vos convictions soient en adéquation avec les objectifs et missions de votre employeur… ou ne pas avoir d’article VII…

(1) Anderson, A. J. (1987): Memo from the President: Reclassify Creation Science Books. Library Journal, 112(19), 53-54.

Source :

CannCasciato, Daniel (2011): Ethical Considerations in Classification Practice: A Case Study Using Creationism and Intelligent Design, Cataloging & Classification Quarterly, 49(5), 408-427.

Résumé: This article re-visits a scenario from 1987: a university president required a library director to reclassify some materials into a science classification. The author looks at the prominence of the Code of Ethics of the American Library Association in the general library literature and in classification and cataloging practice literature. The issue of censorship is also discussed. The author then reviews classification for Creationism and Intelligent design and some decision making processes one could use when deciding on the professional ethics of such a request, concluding that in some cases the ethical action might indeed be to go ahead with the reclassification.

Mots-clefs: Code of Ethics of the American Library Association, decision making, professional conduct, professional ethics, classification

Info & éthique: Y a-t-il une ligne rouge?

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Fin juin 2011 sortira un numéro spécial (2011/2) des Cahiers de la documentation consacré à l’éthique et aux sciences de l’information : Info & éthique: Y a-t-il une ligne rouge? On peut espérer que ce numéro va quelque peu booster l’intérêt pour ce sujet dans le monde des bibliothèques en Belgique. Dès le début des années 1990, plusieurs pays comme le Canada, les États-Unis, la France, le Japon ou le Royaume-Uni avaient déjà élaboré des codes de déontologie à l’attention des professionnels des bibliothèques. En Belgique, on  y travaillait aussi comme l’indique Josiane Roelants (Bibliothèque Royale de Belgique) dans son article “Ethique et qualité en bibliothéconomie” (p. 209) :

La Belgique ne possède encore aucun Code d’éthique pour le bibliothécaire. Toutefois, la Communauté française, autorité responsable des Bibliothèques publiques francophones, étudie les dernières modalités d’application d’un règlement d’ordre intérieur et d’un code déontologie. (Libri, 43(3), 198-209)

Un peu moins de vingt (!) ans plus tard, où en sommes-nous en Belgique? Si la Flandre  a mis en place, dès 2008, plusieurs codes d’éthique pour les archivistes , les bibliothécaires des bibliothèques publiques et les professionnels de l’information dans les bibliothèques et les centres de documentation (ce besoin de disposer de codes parallèles me laisse toujours un peu perplexe…), je n’ai encore rien trouvé d’officiel pour la partie francophone du pays, même si on peut être heureux (soulagé?) de constater :

  1. que la sensibilisation à la déontologie figure bien au programme des trois hautes écoles formant les futurs professionnels bibliothécaires et documentalistes (BAC+3), la Haute École de la Province de Liège, la Haute École de Namur et la Haute École Paul-Henri Spaak ;
  2. que la Commission “Bibliothèques” du Conseil Interuniversitaire de la Communauté française (CIUF) a bien dans ses cartons l’élaboration d’un code de déontologie (mais cela fait, je pense, bientôt deux ans et il serait bon que cela sorte enfin des cartons…)

En attendant, on se contentera donc du numéro spécial Info & éthique: Y a-t-il une ligne rouge? des Cahiers de la documentation (2011/2):

Library Ethics on an International Level : IFLA and its committee on ‘Free Access to Information and Freedom of Expression’ (FAIFE) par Hermann Rösch
Résumé : L’International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA) a mis en place le Committee on Free Access to Information and Freedom of Expression (FAIFE) pour souligner son engagement éthique et promouvoir la liberté intellectuelle et la mission essentielle des bibliothèques en tant que portes du savoir et des idées. Les activités de la FAIFE vont de la collecte d’informations sur l’état du monde en termes de libre accès à l’information et de liberté d’expression (World Report) à l’élaboration de divers manifestes (p.ex. Internet Manifesto) et de matériel pédagogique approprié. Un de ses derniers projets a pour objectif la création d’un code international de déontologie pour les bibliothécaires. Le premier numéro de la FAIFE Newsletter a été lancé récemment. Conjointement à la présence de la FAIFE sur Facebook, Twitter, etc, cela permet d’envoyer des nouvelles, de réagir immédiatement si nécessaire et d’inviter les gens à interagir et à participer à des débats sur le sujet. L’objectif global est d’élever le niveau de sensibilisation à l’éthique dans le monde des bibliothèques, de renverser les modes anciens et nouveaux de la censure et de surmonter toute menace à la liberté intellectuelle.

Digital ethics par Rafael Capurro
Résumé : L’éthique numérique traite de l’impact des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur nos sociétés et plus généralement sur l’environnement. L’éthique numérique des média s’intéresse plus explicitement aux questions éthiques concernant Internet et l’information de réseau ainsi qu’aux média de communication tels que les téléphones portables et la navigation mobile. Cet article introduit d’abord l’impact des TIC sur notre société et l’environnement. Des questions telles que la vie privée, la surabondance d’information, l’addiction à Internet, le fossé numérique, la surveillance et la robotique seront abordées d’un point de vue interculturel. Le message de cet article est que la réflexion éthique peut et doit contribuer à trouver des solutions durables aux défis technologiques de l’ère numérique.

Ethics, social media and mass self-communication par Robert W. Vaagan
Résumé : Un modèle révisé de l’éthique en matière d’information est présenté. Il peut s’avérer utile dans l’analyse des défis éthiques, dans ce que Manuel Castells décrit comme un système émergent d’”auto-communication de masse” dans lequel les media sociaux jouent un rôle-clé. Le modèle identifie trois sources ou spécificités de notre ère de l’information qui débouchent sur cinq problèmes éthiques liés à cinq droits individuels. Alors que le système d’auto-communication de masse est envisagé quelque peu différemment par des théoriciens tels que Castells, Jenkins ou Lyon, la réflexion éthique associée au passage du web 2.0 au web 3.0 dépend du poids relatif accordé aux théories normatives de la vertu, du devoir et de la conséquence.

Le documentaliste et l’éthique par Jean-Philippe Accart
Résumé : Cet article donne les grands principes fondamentaux servant à l’élaboration d’un code de déontologie pour les professionnels de l’information et les documentalistes : par rapport à l’utilisateur, à l’employeur, à l’information et à la profession. La plupart des associations professionnelles ont rédigé leur code déontologique. L’exemple du European Council for Information Associations (ECIA) est celui le plus souvent cité.

Waarom een gedragscode voor informatieprofessionals? par Steven van Impe
Résumé : Depuis 2009, la Vlaamse Vereniging voor Bibliotheek, Archief & Documentatie (VVBAD) s’active à la mise au point d’un code de bonne conduite pour les professionnels de l’information, un document avec des directives morales pour tous ceux qui travaillent dans une bibliothèque. Cet article analyse le contexte local et international de ce code. La façon dont il a vu le jour est examinée. Une partie importante de l’article expose les raisons de la nécessité ou de l’utilité d’un tel document. Divers exemples montrent clairement qu’un tel code est bien plus qu’une simple vue de l’esprit : ce sont là des valeurs dont les collaborateurs de bibliothèques ont déjà bien souvent été implicitement invités à adopter, de manière qu’elles soient appliquées tant en interne que vis-à-vis de leurs clients et des autorités. Ainsi, le code devient un bon moyen pour professionnaliser davantage le secteur.

After the code: Actions to put a code of ethics into real practice par Jorge Candás Romero
Résumé : Le code de déontologie ne peut être perçu que comme la première étape des démarches éthiques d’une association professionnelle. Il définit le cadre des décisions éthiques, mais il ne permet pas, à lui seul, de résoudre les dilemmes éthiques, et ne peut pas être donné aux praticiens sans précautions concernant son esprit et son utilisation. Il doit aussi être mis à disposition des membres et être fonctionnel. Quatre actions principales (avec leurs avantages et inconvénients) sont proposées dans cet article : la création de lignes directrices pour l’utilisation et l’interprétation du code, l’établissement d’un groupe d’experts chargé de conseiller les membres, l’élaboration de réponse aux comportements non éthiques et la promotion du code. L’objectif est de constituer les fondements de la déontologie de l’association professionnelle, prêts à l’emploi pour résoudre les dilemmes éthiques qui se posent à la profession et aux praticiens.

Les dangers de la désinformation : Appel au sens critique, aux documentalistes et experts par Christiane de Craecker-Dussart et Willy de Craecker
Résumé : Près de 40 ans d’expérience en information, documentation, lectures, consultations, études, analyses, audits et publications, débouchent sur un constat alarmant : l’information se double très souvent d’une désinformation ou de manipulation du public visé, qui peut prendre de multiples formes. Cette situation a toujours existé, mais prend des proportions inégalées au 21e siècle, vu l’explosion actuelle des réseaux mondiaux d’information. Le texte décrit les nombreux dangers de la désinformation et les graves menaces qu’elle fait peser dans tous les domaines. Après l’historique et les concepts, l’article traite des processus, influences et conséquences des manipulations. Il propose des solutions pour les vaincre, en particulier des méthodes permettant d’aiguiser et d’exercer le sens critique salutaire et en appelle aux professionnels, notamment bibliothécaires, documentalistes et experts indépendants et compétents. Le tout est illustré de 3 exemples pratiques détaillés et complété d’un glossaire et de notes.

Éthique et informatisation par Michel Volle
Résumé : L’informatisation a donné naissance à un alliage entre le cerveau humain et l’ordinateur et fait émerger un continent, le “cyberespace”, où se manifestent des possibilités et des risques nouveaux. Il en est résulté une transformation des techniques de production, du contenu des emplois, de la sociologie et de l’organisation de l’entreprise. Il en résulte l’exigence d’un “commerce de la considération” dans les rapports des entreprises avec leurs agents opérationnels, leurs partenaires, leurs fournisseurs et leurs clients. Rares sont cependant les entreprises qui ont pris la mesure du phénomène. Cette évolution, que l’on peut juger positive, s’accompagne par ailleurs de dangers nouveaux : la concurrence est très violente, la fraude et la criminalité tirent parti de l’informatique avec la complicité de quelques “pays voyous” et banques “fantômes”. L’exigence éthique se manifeste donc en plein, qu’il s’agisse du corps des règles et des lois ou des comportements individuels.

Lanceurs d’alerte : Des vigilants parmi nous par Jacques Testart
Résumé : Ceux qui révèlent le risque d’une certaine pratique ou d’un produit technologique pour la santé et l’environnement (les “lanceurs d’alerte”) sont des “vigiles” qu’il importe de protéger de la répression, par justice sociale comme pour encourager de tels comportements. Mais il faut aussi protéger l’alerte elle-même c’est à dire évaluer sa pertinence et prendre des mesures proportionnées à la menace. Or, les intérêts particuliers, souvent économiques, qui font taire le lanceur d’alerte sont aussi présents chez ceux qui produisent l’expertise sur la dangerosité de la technologie suspectée. Il importe donc de disposer d’une autorité pouvant imposer à la fois des règles déontologiques pour assurer l’objectivité de toute expertise et la protection de tout lanceur d’alerte de bonne foi.

Mésusages informationnels et plagiat : Réflexions autour de quelques effets secondaires du Web 2.0 par Daniel Peraya et Claire Peltier
Résumé : Face au phénomène du plagiat, les universités répondent le plus souvent par la détection et la sanction systématique des cas de fraude. Les causes possibles sont attribuées à l’apparente facilité d’accès à l’information aujourd’hui ainsi qu’aux mutations sociétale (consumérisme effréné) et académique (massification et hétérogénéité du public étudiant). Après avoir replacé le Web 2.0 dans le contexte d’évolution des techniques et des technologies et présenté leur impact sur les connaissances, nous montrerons que derrière le plagiat comme dénomination générique on trouve plusieurs formes de mésusages informationnels, intentionnels ou non, et que ceux-ci peuvent être considérés comme des effets secondaires négatifs, symptomatiques d’une surabondance d’information de qualité inégale et d’un manque de repères entraînant une mauvaise transposition des pratiques courantes du Web 2.0 dans la sphère académique. Enfin, nous évoquerons succinctement notre contribution à l’émergence d’une culture informationnelle chez nos étudiants de l’Université de Genève.

Alternatieve vormen van kernfusie: Een merkwaardig geval van hebzucht par Mathieu Snyckers
Résumé : Il arrive également que les scientifiques témoignent de cupidité, ce qui peut nuire à leur attitude critique. C’est ce qui s’est produit lorsque Pons et Fleischmann déclarèrent avoir trouvé une nouvelle forme de fusion nucléaire. Ils choisirent le media grand public et non la publication traditionnelle avec “peer review” dans une revue scientifique. Même s’il apparut assez rapidement que la recherche n’avait pas été effectuée correctement, un grand nombre de chercheurs furent captivé par le battage de la fusion à froid. Après plus de vingt ans certains chercheurs continuent à y croire. L’auteur – qui travaillait au Centre d’Étude de l’Énergie nucléaire, à Mol – décrit comment les chercheurs peuvent se faire induire en erreur par leur propre orientation psychologique.

Het documentatiecentrum van het Vlaams Vredesinstituut: Meer dan een bibliotheekfunctie? par Dominique J.B. Vanpée
Résumé : Bien que, depuis des décennies, existait déjà l’idée de mettre en place un institut de recherche sur la paix en Flandre ou en Belgique, le Vlaams Instituut voor Vrede en Geweldpreventie n’a été créé qu’en 2004, après des dizaines de propositions et après que fut régionalisée la compétence d’octroi de licences pour l’exportation d’armes. Dans cet article, nous allons découvrir l’origine et le développement du Vlaams Vredesinstituut et de son centre de documentation.

Rédigé par frenaville

28 juin 2011 à 09:10

Do RFIDs provide new ethical dilemmas for librarians and information professionals?

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Depuis ce 11 mars 2011 est disponible en ligne un nouvel article sur les implications d’ordre éthique de la technologie RFID pour les bibliothèques et les professionnels de l’information. Cet article sous presse est à paraître dans le International Journal of Information Management (ISSN 0268-4012).

Abstract

This paper provides an analysis of the current and potential ethical implications of RFID technology for the library and information professions. These issues are analysed as a series of ethical dilemmas, or hard-to-resolve competing ethical obligations, which the librarian has in relationship to information objects, library users and the wider social and political environment or state. A process model of the library is used as a framework for the discussion to illustrate the relationship between the different participants in the library system and it is argued that ethical analysis should involve the identification of future developments as well as current issues. The analysis shows that RFIDs do currently pose some dilemmas for librarians in terms of the conflicts between efficient service, privacy of users and an obligation to protect the safety of society as a whole, and that these are likely to become more problematic as the technology develops. This paper is part 2 of a series of papers on RFIDs and the library and information professions.

Research highlights

  • Examination of existing and potential benefits and threats of RFID technology.
  • Development of ethical framework to examine these issues for the profession.
  • Discussion of competing moral obligations of library and information professionals to information objects, library users and the state and how particular contexts and new technologies, such as RFIDs, may alter these.
  • Discussion of role of codes of ethics and management practices in resolving these dilemmas and developing best practice.

Keywords

RFIDs ; Information ethics ; Library management ; Privacy

Article :
Thornley,C., et al. Do RFIDs (radio frequency identifier devices) provide new ethical dilemmas for
librarians and information professionals? International Journal of Information Management (2011), doi:10.1016/j.ijinfomgt.2011.02.006

Rédigé par frenaville

14 mars 2011 à 09:47

Nouvelle édition du “Intellectual Freedom Manual”

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La huitième édition, revue et mise à jour, du Intellectual Freedom Manual de l’ALA Office for Intellectual Freedom (OIF) sortira ce 15 juillet 2010.

Mine d’informations essentielle en matière de liberté d’expression, de respect de la vie privée et de déontologie professionnelle, ce manuel est un ouvrage de référence bien connu des bibliothécaires et conservateurs américains. La septième édition datait de 2005, cette édition-ci comporte notamment des mises à jour en ce qui concerne la censure, les réseaux sociaux, les droits des mineurs ainsi que l’USA PATRIOT Act.

Une initiative intéressante accompagne l’ouvrage : un supplément électronique accessible gratuitement sur www.ifmanual.org. Ce site permet d’accéder aisément à toutes les ressources électroniques libres d’accès mentionnées dans l’ouvrage et fournit également des informations mises à jour sur des publications faisant avancer la liberté d’opinion et d’expression.

Une acquisition sans aucun doute intéressante pour nos bibliothèques et pour tout qui est sensible aux sujets abordés dans l’ouvrage, non seulement afin d’avoir une meilleure vue de ce qui se passe et se met en place outre Atlantique, mais surtout pour nous aider à mettre en perspective notre propre contexte professionnel et nos habitudes de travail et ainsi tenter d’améliorer notre service au public.

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Intellectual Freedom Manual
par l’ALA Office for Intellectual Freedom (OIF)
ALA Editions, 2010 (8e éd.)
464 pages
ISBN : 978-0-8389-3590-3
Voir sur ALA Store

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Table of Contents

Preface
Acknowledgments
Introduction
Contributors

Part I: Intellectual Freedom and Libraries: An Overview

1.  Intellectual Freedom: An Enduring and All-Embracing Concept
2.  ALA and Intellectual Freedom: A Historical Overview
3.  Challenges and Issues Today

Part II: Library Bill of Rights

1.  Library Bill of Rights:

- Policy Statement
- History

2.   Library Bill of Rights: Interpretations
2.1  Access for Children and Young Adults to Nonprint Materials

- Interpretation
- History

2.2  Access to Digital Information, Services, and Networks

- Interpretation
- History

2.3  Access to Library Resources and Services Regardless of Sex, Gender Identity, Gender Expression, or Sexual Orientation

- Interpretation
- History

2.4  Access to Resources and Services in the School Library Media Program

- Interpretation
- History

2.5  Challenged Materials

- Interpretation
- History

2.6  Diversity in Collection Development

- Interpretation
- History

2.7  Economic Barriers to Information Access

- Interpretation
- History

2.8  Evaluating Library Collections

- Interpretation
- History

2.9  Exhibit Spaces and Bulletin Boards

- Interpretation
- History

2.10  Expurgation of Library Materials

- Interpretation
- History

2.11  Free Access to Libraries for Minors

- Interpretation
- History

2.12  Importance of Education to Intellectual Freedom

- Interpretation
- History

2.13  Intellectual Freedom Principles for Academic Libraries

- Interpretation
- History

2.14  Labeling and Rating Systems

- Interpretation
- History

2.15  Library-Initiated Programs as a Resource

- Interpretation
- History

2.16  Meeting Rooms

- Interpretation
- History

2.17  Minors and Internet Interactivity

- Interpretation
- History

2.18  Privacy

- Interpretation
- History

2.19  Restricted Access to Library Materials

- Interpretation
- History

2.20  Services to Persons with Disabilities

- Interpretation
- History

2.21  The Universal Right to Free Expression

- Interpretation
- History

Part III: Protecting the Freedom to Read

1.   The Freedom to Read

- Policy Statement
- History

2.   Libraries: An American Value

- Policy Statement
- History

3.    Policies and Statements Related to Access to Information, Library Resources, and Library Services
3.1   Guidelines for the Development and Implementation of Policies, Regulations, and Procedures Affecting Access to Library Materials, Services, and Facilities

- Guidelines
- History

3.2   Guidelines for the Development of Policies and Procedures regarding User Behavior and Library Usage

- Guidelines
- History

3.3  Dealing with Concerns about Library Resources

- Procedural Statement
- History

3.4  Related Policies, Statements, and Documents

4.    Policies and Statements Related to Confidentiality, Privacy, and Governmental Intimidation
4.1   Policy on Confidentiality of Library Records

- Policy Statement
- History

4.2   Suggested Procedures for Implementing “Policy on Confidentiality of Library Records”

- Procedures
- History

4.3   Resolution on the Retention of Library Usage Records

- Resolution
- History

4.4  Policy concerning Confidentiality of Personally Identifiable Information about Library Users

- Policy Statement
- History

4.5  Guidelines for Developing a Library Privacy Policy: Privacy Tool Kit

- Guidelines
- History

4.6  RFID in Libraries: Privacy and Confidentiality Guidelines

- Procedural Statement
- History

4.7   Policy on Governmental Intimidation

- Policy Statement
- History

4.8   Related Policies, Statements, and Documents

Part IV: Code of Ethics of the American Library Association

1.  Code of Ethics of the American Library Association

- Policy Statement
- History

2.  Enforcement of the “Code of Ethics of the American Library Association”: Questions and Answers
3.  Resolution on Workplace Speech

- Resolution
- History

4.   Questions and Answers on Speech in the Workplace

Part V: Intellectual Freedom and the Law

1.   Public Libraries and the Public Forum Doctrine
2.   Minors’ First Amendment Rights to Access Information
3.   Privacy and Confidentiality in Libraries

Part VI: Preserving, Protecting, and Working for Intellectual Freedom

1.   Preparing for and Responding to Challenges
2.   Communicating the Intellectual Freedom Message
3.   Lobbying for Intellectual Freedom
4.   Rallying for Intellectual Freedom: Where to Go for Help and How You Can Help

Glossary
Selected Bibliography
Index

Rédigé par frenaville

13 juillet 2010 à 09:54

Dossier Censure & bibliothèques publiques

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Un intéressant dossier sur la censure et les bibliothèques publiques a été publié dans le numéro de mai-juin 2009 du périodique Lectures : la revue des bibliothèques (2009, no 161, p. 17-92). Lectures est une revue bimestrielle consacrée à l’actualité professionnelle des bibliothèques et éditée par le Centre de Lecture publique de la Communauté française de Belgique (C.L.P.C.F.). Le dossier Censure & bibliothèques publiques est gratuitement téléchargeable sur le site du C.L.P.C.F. :

Introduction

  • Censure et biblio-diversité, même combat ? (par Florence Richter)

1) Généralités

2) Censure et société : penser autrement ?

  • Droits de l’homme : les dangers de l’auto-censure (par François Ost)
  • Faut-il censurer l’irrationnel ? (par Françoise Bonardel)
  • Décroissance contre capitalisme (par Vincent Cheynet)
  • Portrait d’auteur : Pascal Durand, le pouvoir des mots, les mots au pouvoir (par Jean Sloover)
  • Pics ensoleillés et vallées d’ombre de l’information (par Marc Sinnaeve)
  • Le langage politiquement correct : diplomatie ou censure (par Georges Lebouc)

3) Censure et bibliothèques

  • Censure et politique d’acquisition (par Bertrand Calenge)
  • Les métiers de la documentation et l’illusion de neutralité (par Sonia Combe)
  • Anastasie contre le créationnisme (1-0) (par Viviane Flament)
  • Le contrôle de contenus sur Internet : protection de la jeunesse ou prétexte à la censure ? (par Alexandre Lemaire)
  • « Code de déontologie du bibliothécaire » de l’ABF

4) En Communauté française

  • La censure : expériences en province de Liège (par Gérard Maquet, Suzanne Bagoly et Solange Julien)
  • Censure en bibliothèque publique : anecdotique, diabolisée ou profonde ? (par Françoise Dury)
  • FIBBC : comment allier ouverture d’esprit et convictions ? (par Gérard Durieux)
  • Bibliothécaires de jeunesse : censeur ou découvreur ? (par Françoise Vanesse, Luc Battieuw et Chantal Stanescu)

Rédigé par frenaville

1 avril 2010 à 22:24

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